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01. Les belles histoires d'amour au cinéma
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Le cinéma aime émouvoir son public grâce à des histoires d'amour romantiques et tragiques. Cependant les passions amoureuses ne se jouent pas uniquement devant la caméra ! Les réalisateurs et les acteurs vivent, parallèlement aux tournages, leurs propres
aventures sentimentales.
D¿abord timides, elles naissent parfois de simples regards,
à la dérobée :
Lauren Bacall en fut la spécialiste !

Pour les moins bavards, John Cassavetes par exemple, ces échanges sont ponctués de
longs silences,
lourds de sens¿ Ces histoires s'épanouissent enfin au grand jour et « crèvent l'écran » : les
déclarations d'amour
à l'attention de Catherine Deneuve se succèdent dans les films de François Truffaut !
Si certains savent
« prendre le taureau par les cornes »
et faire leur demande en mariage, il en est d'autres pour qui l'aveu est impossible. A ce sujet,
la timidité
de Orson Welles vis-à-vis de Karen Blixen est exemplaire.
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02. Des écrivains très amoureux...
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Pour certains écrivains, la « fréquentation » de l'opium ou de l'alcool est une nécessité pour survivre ou pour créer l'œuvre d'art ! Pour d'autres, en revanche, c'est l'amour qui remplit cette fonction.

Aussi on peut être belle, célébrée avec ferveur, comme le fait Dante sous l'emprise de la passion pour Béatrice ! Mais on peut être laide et provoquer une
correspondance,
des « flots » de lettres de la part de Kafka ! En face de Laure, Pétrarque, quant à lui, « perd son
latin
»¿

Assurément, les gens de lettres ne sortent pas indemnes de leurs histoires d'amour. Et nombreux sont les ouvrages témoignant de cette flamme attendrissante, qui résiste aux engagements politiques
malheureux
(d¿un Heidegger, flirtant avec le parti nazi, par exemple), et à la
guerre
(Hemingway en sait quelque chose)!
Ces passions amoureuses peuvent être
éphémères,
pour un Apollinaire ;
orageuses
pour un Musset. Impossibles à concrétiser, elles se transforment en
obsession romanesque
dans le c'ur et l'esprit d'Alain-Fournier. Sinon elles laissent place à la
jalousie
(Molière en donne l'exemple) ; à la
violence
(c¿est la « licence poétique » de Verlaine à l'égard de Rimbaud)¿si ce n'est pas la
mort accidentelle
qui les enterre.
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03. Les belles amours mythologiques
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L'amour, éprouvé par les personnages de la mythologie grecque, ressemble à un tour de magie, magistralement orchestré par les dieux.
Ces derniers n'interviennent pas directement lorsque leur protégés sont pourvus, dès la naissance et grâce à eux, de qualités géniales. La
voix envoûtante
d'Orphée, qui charme pour le malheur de ce dernier ! Les
mains
de Pygmalion, quant à elles, parviennent à défier la nature en créant pour lui la femme idéale ! Et la
ruse
de Médée, qui lui sert à construire et son bonheur, et son malheur ! Ces qualités sont autant d'instruments propices à la séduction amoureuse.
Mais, bien souvent, les dieux jouent de leurs pouvoirs pour orienter le destin des amoureux. Ainsi rendent-ils hommage à l'amour en
punissant
celui qui le bafoue !
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04. Les artistes engagés
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Au XIXe siècle, les écrivains n'hésitent plus à défendre leurs idéaux humanistes. Hugo dénonce l'usurpation du pouvoir par Napoléon III et prend la route de
l'exil.

Zola fustige la corruption de la République en prenant parti pour Dreyfus : son célèbre « J'accuse », publié dans L'Aurore, fait scandale !
Au XXe siècle, l'engagement des artistes se radicalise : qu'ils soient écrivains, peintres, compositeurs de musique, ils utilisent leur nom, leur statut, leur génie pour servir la cause de l'homme et de la liberté. Emile Verhaeren, Romain Rolland parviennent à désarmer le
militarisme
de leur ami Stefan Zweig. Au péril de sa vie, Picasso ne craint pas d'exhiber son chef-d¿œuvre
Guernica,
au vu des autorités d'occupation allemandes. Le musicien russe
Chostakovitch
dénonce aussi le totalitarisme nazi¿ et stalinien ! Alors que l'attitude d'un Paul Claudel est
ambiguë
face au fascisme¿ Albert Camus, quant à lui, s'insurge contre toute violence faite à l'homme ; mais il ne se résout pas à réduire l'art à un simple
instrument politique.
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05. Les marins célèbres
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Malgré les dangers de la mer, les navigateurs sont fascinés par le large ! Ils n'hésitent donc pas à embarquer¿ Cependant leurs motivations sont diverses. Les uns sont en quête de
gloire,
pour eux et pour leur patrie ; et leur désir, si fort, engendre parfois des
trésors illusoires
! Les autres, eux, affrontent l'immensité dans l'ivresse, avec l'espoir de concrétiser un
exploit sportif.
Et c'est surtout pour ces derniers que des expériences de
survie en mer
ont été réalisées.
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06. Petite histoire de naufrages...
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Pour les explorateurs, le voyage en mer est le lieu de toutes les surprises. Certaines sont anodines : par exemple, la présence d'une
femme
à bord, ignorée de l'équipage! D'autres sont beaucoup plus redoutables puisqu'elles mettent en péril la vie des marins : les
naufrages,
en effet, peuvent pousser ces derniers à des extrémités telles que le
cannibalisme¿
Mais ceux qui échappent à une aventure aussi cruelle et parfois
inexpliquée
ont rendez-vous avec l'exotisme : des
coutumes sacrées insolites,
qui créent le trouble en eux et autour d'eux ; ou un
gigantisme,
qui suscite leur admiration !
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07. Une Afrique si convoitée...
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Au XIXe siècle, le « continent noir » fait l'objet d'un grand intérêt de la part des puissances européennes qui règlent leurs différends à son détriment et ne tardent pas à le
coloniser.
Ces dernières doivent donc faire face à la
résistance
des royaumes africains qui, pour certains, et surtout les plus puissants, ont été unifiés par des
monarques sanguinaires.
La cruauté de ces derniers servira aux européens à justifier leur « mission civilisatrice » auprès de l'opinion publique ; il en est ainsi de la France qui, après avoir instauré son protectorat sur le Dahomey, n'hésite pas à en exposer les redoutables
guerrières Amazones
lors de ses expositions coloniales.
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08. Churchill, homme d'Etat, entre autre...
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Au nom de Winston Churchill est associée la légende d'un infatigable homme politique. Le secret de sa forme :
« le cigare et l'alcool »
répondait-il. Toujours, il aima frôler le scandale. Ainsi acquiert-il sa première expérience de relations publiques en défendant un
cabaret
de Londres.

Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, Churchill est nommé Premier Ministre. Cette fonction lui permet de rencontrer le Général de Gaulle qui dresse son
portrait
admiratif et caustique : ces deux hommes aux caractères forts ne pouvaient s'entendre. Puis, au cours d'un sommet en 1941, Churchill fait la connaissance de Roosevelt¿ dans le plus
simple apparat.
Mais si l'homme d'Etat est à peu près connu, l'artiste est bien souvent ignoré. Non seulement il peignait à ses heures, mais il reçut le prix Nobel de littérature en 1953. Sa prédilection pour les arts lui valut même de devenir le
mécène d'Orson Welles
au détour d'un voyage à Venise.
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09. Molière et les femmes
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Le sexe faible est au c'ur de la vie comme de l'œuvre de Molière. En 1659, il monte avec Madeleine Béjart, comédienne et amante,
Les Précieuses ridicules
, où il tourne en dérision la soif de mondanités de deux bourgeoises.

Puis il traite, toujours sur le même ton comique et fulgurant que saluera
Victor Hugo
, le thème brûlant de l'éducation au travers de
L'Ecole des femmes.
Le personnage principal, Arnolphe, espère en épousant une
jeune ingénue
avoir la paix du foyer. Sa conception de la
femme
est celle d'un être inféodé à son mari. Par conséquent, le
couple
est un rapport de force inégal.
Mais bientôt c'est la vie amoureuse de Molière qui souffre d'instabilité. A Madeleine Béjart succède sa s'ur
Armande,
dont les infidélités minent l'auteur de théâtre. Lorsque périt sa première épouse, il sombre dans un profond chagrin. La
vie le quittant
peu à peu, il écrit Le Malade imaginaire. A bout de forces, il expire presque sur scène lors de la quatrième représentation.
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10. Des héros tragiques
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Le destin des héros de la mythologie grecque est placé sous le signe de la démesure . C'est l'attitude la plus odieuse aux yeux des Grecs ! Car elle porte atteinte aux lois de la Cité et aux lois divines¿Tout comme
Prométhée,
Oedipe est l'exemple parfait du héros tragique.
Il est accusé d'un triple
crime
dont il n'est pas vraiment responsable, puisque le premier, c'est d'être né. Né, d'une union illégitime, au regard des dieux !
Et si le destin s'acharne sur ¿dipe, il n'épargne pas moins sa
descendance...
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11. Femmes fatales d'Hollywood
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L' industrie du film hollywoodienne a besoin de stars pour attirer le grand public. Sauf quand ils la
fabriquent,
quelques agents partent donc à la recherche de la perle rare. En général, elle est belle et plantureuse, conformément aux critères esthétiques de l'époque ¿
On la découvre parfois jouant son premier rôle sur une
photographie de mode :
ce hasard-là permet à Ingrid Bergman de dévoiler ses talents de comédienne. Après des débuts tout aussi prometteurs dans la presse de charme masculine, Marylin est
mise en concurrence
auprès de deux maisons de production : un tel culot permet à la jeune femme de tenir l'affiche et de séduire¿rien de moins que le président des Etats-Unis !
D¿autres futures stars séduisent les producteurs et les réalisateurs grâce à leurs yeux. Le regard de Vivien Leigh n'est pas conforme à celui de
Scarlett O¿Hara,
l'héroïne de Autant en emporte le vent, déjà en plein tournage. Mais, par miracle, il le devient ! Celui de Bette Davis est plutôt d'un charme glacial, antipathique, voire
tyrannique
qui impose progressivement le respect dans la profession¿
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12. Le surréalisme
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Au lendemain de la Grande Guerre, le mouvement surréaliste a pour ambition l'invention de nouvelles formes artistiques, plus aptes à exprimer le monde contemporain et sa violence.
Aussi ses adeptes activent-ils leur propre création grâce à de nouvelles expériences : Robert Desnos, sous l'effet de
l'hypnose,
parvient à composer de célèbres aphorismes ! Chantres de la spontanéité et de l'outrance, les surréalistes saluent les excentricités du peintre
Salvador Dali.
D¿ailleurs ce dernier n'hésite pas à les utiliser à des fins peu artistiques comme, par exemple, la
séduction
de Gala, sa future muse¿

Toutefois, ce mouvement fait preuve d'un sectarisme bien singulier à l'égard des artistes qui ne répondent pas à cette nouvelle esthétique. Jean Cocteau en fait tristement les frais,
« persécuté »
par André Breton¿ Mais il accueille, à bras ouverts, le photographe américain
Man Ray
et le peintre Joan Miro qui révèle alors tous ses
talents.
Avec l'arrivée des régimes fascistes en Europe et le début de la seconde Guerre mondiale, nombreux sont les artistes contraints à l'exil.
Luis Bunuel,
qui crée le premier film surréaliste, fuit l'Espagne de Franco. André Breton abandonne la France pour l'hospitalité chaleureuse de la milliardaire américaine
Peggy Guggenheim.
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13. Sport, musique et liberté
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Malgré l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis, la ségrégation raciale y demeure encore au XXème siècle. Les Noirs subissent une violence morale, quand elle n'est pas physique. Comme en témoigne la chanteuse Billie Holiday en interprétant
« Strange Fruits »,
les lynchages orchestrés contre les Noirs sont monnaie courante¿
Pour résister à cette discrimination, les Noirs s'inventent une culture faite de musique : du
blues
pour Leadbelly, par exemple. Ils fondent leurs propres lieux de spectacles où se révèlent de grands talents, telle Ella Fitzgerald qui s'improvise chanteuse à
Harlem.
Progressivement, les résistances à la
ségrégation,
qui par ailleurs est illégale, s'intensifient. Les Noirs s'organisent en mouvements de contestation : certains en appellent à la violence, d'autres prônent le pacifisme. L'obtention des droits civiques est à portée de main¿
Les sportifs noirs entendent, eux aussi, dénoncer l'inégalité raciale. Le boxeur
Cassius Clay
rejette le christianisme, religion des Blancs, qui a autorisé l'asservissement de son peuple. Il se convertit à l'Islam et devient
Muhamad Ali.
D¿autres profitent des Jeux Olympiques pour dresser le
poing ganté
de noir, en signe de résistance.
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