Pour certains écrivains, la « fréquentation » de l'opium ou de l'alcool est une nécessité pour survivre ou pour créer l'œuvre d'art ! Pour d'autres, en revanche, c'est l'amour qui remplit cette fonction.

Aussi on peut être belle, célébrée avec ferveur, comme le fait Dante sous l'emprise de la passion pour Béatrice ! Mais on peut être laide et provoquer une
correspondance,
des « flots » de lettres de la part de Kafka ! En face de Laure, Pétrarque, quant à lui, « perd son
latin
»¿

Assurément, les gens de lettres ne sortent pas indemnes de leurs histoires d'amour. Et nombreux sont les ouvrages témoignant de cette flamme attendrissante, qui résiste aux engagements politiques
malheureux
(d¿un Heidegger, flirtant avec le parti nazi, par exemple), et à la
guerre
(Hemingway en sait quelque chose)!
Ces passions amoureuses peuvent être
éphémères,
pour un Apollinaire ;
orageuses
pour un Musset. Impossibles à concrétiser, elles se transforment en
obsession romanesque
dans le c'ur et l'esprit d'Alain-Fournier. Sinon elles laissent place à la
jalousie
(Molière en donne l'exemple) ; à la
violence
(c¿est la « licence poétique » de Verlaine à l'égard de Rimbaud)¿si ce n'est pas la
mort accidentelle
qui les enterre.