02. Des écrivains très amoureux...

Pour certains écrivains, la « fréquentation » de l'opium ou de l'alcool est une nécessité pour survivre ou pour créer l'œuvre d'art ! Pour d'autres, en revanche, c'est l'amour qui remplit cette fonction.

Aussi on peut être belle, célébrée avec ferveur, comme le fait Dante sous l'emprise de la passion pour Béatrice ! Mais on peut être laide et provoquer une correspondance, des « flots » de lettres de la part de Kafka ! En face de Laure, Pétrarque, quant à lui, « perd son latin »¿

Assurément, les gens de lettres ne sortent pas indemnes de leurs histoires d'amour. Et nombreux sont les ouvrages témoignant de cette flamme attendrissante, qui résiste aux engagements politiques malheureux (d¿un Heidegger, flirtant avec le parti nazi, par exemple), et à la guerre (Hemingway en sait quelque chose)!

Ces passions amoureuses peuvent être éphémères, pour un Apollinaire ; orageuses pour un Musset. Impossibles à concrétiser, elles se transforment en obsession romanesque dans le c'ur et l'esprit d'Alain-Fournier. Sinon elles laissent place à la jalousie (Molière en donne l'exemple) ; à la violence (c¿est la « licence poétique » de Verlaine à l'égard de Rimbaud)¿si ce n'est pas la mort accidentelle qui les enterre.

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